Nissan Rogue 2008 / 2009
Nissan Rogue 2008
Le marché des véhicules utilitaires sport compact se porte à merveille. Puisque les gens apprécient ce type de véhicules, les manufacturiers, toujours empreints d’altruisme, n’hésitent pas à présenter de nouveaux modèles. Chez Nissan, il y avait bien le X-Trail mais, malgré une réputation enviable, son image le rapprochait trop d’une camionnette. Aujourd’hui, on veut le confort d’une voiture, les capacités de franchissement d’un 4×4 et l’espace de rangement d’une fourgonnette. Qu’à cela ne tienne, Nissan remplace son vieillissant X-Trail par le Rogue!Le tout nouveau Rogue a débuté sa carrière en tant que concept au salon de l’auto de Détroit en janvier 2007.
Bâti sur la plate-forme C (Nissan Qashqai européen, Renault Mégane entre autres), le Rogue se situe, en frais de dimensions, entre le Hyundai Santa Fe et le Honda CR-V avec son empattement de 2690mm et sa longueur totale de 4645mm.
Contrairement à la rumeur, le Rogue ne servira pas de base à l’Infiniti EX, un multisegment compact sur le point d’être dévoilé à la presse. Dans ce cas, il sera construit sur la plate-forme modifiée de la nouvelle G37 Coupé.
Tout ça c’est bien beau mais qu’est-ce que ça donne sur la route? Tout d’abord, dès les premiers kilomètres, on est surpris par la douceur et le silence de roulement. Un peu plus et on se croirait dans un Infiniti! Deuxième constatation, la transmission CVT ne semble pas ralentir le moteur mais plutôt l’aider, contrairement à la sensation que ce type de boîte procure habituellement. Le mode manuel permet même de bien exploiter la puissance du moteur sur une route sinueuse par exemple. Les accélérations 0-100 semblent pénibles mais le verdict du chronomètre (9,5 secondes) n’est pas mauvais. Les décélérations sont franches et un arrêt complet à partir de 100 km/h demande 41 mètres, une donnée respectable pour un VUS. La direction électrique procure un feedback intéressant et s’avère précise. Le rayon de braquage, par contre, pourrait être un peu plus court que personne ne s’en plaindrait. Les suspensions indépendantes (MacPherson à l’avant et multibras à l’arrière) se montrent bien calibrées et il faut vraiment le vouloir pour faire pencher le véhicule en tournant. De plus, ces suspensions sont confortables. Il faut dire que lors du lancement, nous n’avons conduit que des modèles équipés de roues 17’’. Les modèles S ont droit à des 16’’ sans doute moins performants mais moins coûteux à remplacer…
Au niveau de l’aménagement intérieur, il y a peu à redire. Les lignes extérieures sont très jolies, surtout à l’arrière mais elles ont une incidence néfaste sur la visibilité ¾ arrière. Les plastiques font preuve de qualité, les sièges sont confortables à défaut de bien soutenir en virages et l’espace habitable n’a pas fait l’objet de remarques dans mon calepin de notes, ce qui, généralement, est bon signe! Les places arrière, par exemple, se montrent accueillantes même si la visibilité vers l’avant est fortement entamée par les larges appuie-têtes des sièges avant. Quant au coffre, son seuil de chargement bas sera apprécié par tous mais l’ouverture ne figure pas parmi les plus grandes de la catégorie.





