Smart Fortwo 2008
 
Cette mini voiture n’est pas un bolide, mais elle fait toujours tourner les têtes. Elle brille par sa consommation retenue, son format ultracompact et sa construction soignée. Et puis, la conduire rend… Smart ! La Smart Fortwo a beau être moitié moins longue qu’une Corvette et disposer de 360 chevaux de moins, elle suscite néanmoins plus de passion et de curiosité là où elle passe.Pour 2008, cette puce, qui est aussi haute que large, porte une robe renouvelée. Du point de vue esthétique, le style demeure reconnaissable. La vingtaine de centimètres qu’elle a gagnés en longueur n’ont pas changé sa bouille « souriante ». D’ailleurs, le découpage bicolore caractéristique de la carrosserie de certaines versions a été reconduit, de même que les panneaux interchangeables de matière synthétique, qui permettent grâce à une foule de permutations de personnaliser cette puce à quatre roues.
À l’instar de la Coccinelle à la fin des années 1950, la Smart est un phénomène de société. Elle vise ces consommateurs prescripteurs, qui osent l’aventure des nouvelles tendances. Ceux pour qui les Honda Fit et Toyota Yaris ne suffisent pas et qui recherchent un moyen de transport urbain efficace, sécuritaire, confortable, avec une touche « écolo ».
Après tout, la Smart est avare en carburant. Mais désormais, elle s’abreuve en essence ordinaire, non plus en diesel. En effet, le turbodiesel de 800cc de la première Fortwo a été remplacé par un tricylindre Mitsubishi de 1 litre à essence. Pas tant pour sa puissance accrue (+30 chevaux), mais bien parce que nos voisins du Sud, qui découvrent la Smart cette année, ont une aversion pour les moteurs diesel…
Depuis 2004, en Amérique du Nord, la microvoiture de Mercedes était l’exclusivité des Canadiens ! D’ailleurs, le constructeur allemand ne prévoyait en vendre autant. L’objectif de 1000 exemplaires par année a été largement dépassé : au bout de trois ans, les 45 concessionnaires Smart du pays en ont vendu 10 200 !
Les Canadiens, à commencer par les Québécois, ont compris que la taille n’a rien à voir avec l’efficacité et le confort. L’ouverture très grande que découvrent les portes facilite l’embarquement, même à un « grand six pieds ». Les sièges baquets sont très confortables et procurent un soutien latéral apprécié. De plus, le dégagement pour la tête est considérable.
Le coffre, qui paraît minuscule, a tout de même un volume utile maximal deux fois plus important que celui d’une Mazda MX-5. Et puis, le dossier du siège du passager peut être replié pour pouvoir charger une très grosse boîte — ce qui serait impossible de faire avec une MX-5 à moins de la décapoter, et encore.
Le tricylindre, fort de ses 70 chevaux, permet à cette puce d’accélérer de 0 à 100 km/h en 13,3 secondes. C’est aussi vite qu’une Chevrolet Aveo à boîte automatique.
La direction assistée est précise et le freinage, appuyé par un ABS et un système antidérapage, est efficace. La suspension indépendante aux quatre roues convient tant qu’on roule sur une route en bon état, car les cahots ne passent pas inaperçus. Évidemment, l’empattement ultracourt, les petits pneus et la suspension ferme ne peuvent que les rendre d’autant plus évidents.
Les ingénieurs de Mercedes-Benz ont tout de même réussi à améliorer la boîte de vitesses séquentielle, qu’on peut utiliser tantôt comme une automatique, tantôt comme une manuelle sans embrayage. Le passage des vitesses se fait désormais plus discret.
Â
La gamme est constituée de trois modèles : les berlines Pure (de base) et Passion (plus cossue), de même que la décapotable Passion. Les concessionnaires Mercedes-Benz qui représentent la marque reçoivent d’ailleurs leurs premiers exemplaires de la nouvelle Smart au moment d’aller sous presse.





