
L’originalité n’est pas l’apanage du look de cette Legacy. Sous le capot loge une mécanique elle aussi bien particulière. Il s’agit du premier diesel ”Boxer”, qui dispose donc, comme ses homologues essence, d’un positionnement à plat. Une architecture utilisée par Subaru depuis longtemps, qui permet d’abaisser le centre de gravité par sa posture horizontale et de réduire les vibrations. Le résultat est tangible puisque, hormis quelques claquements à froid, le moteur se veut relativement silencieux.

Sur la route, ce 2 litres de 150 ch se distingue pour commencer par son creux assez marqué sous les 2 000 tr/min. En ville par exemple, il est parfois nécessaire de descendre jusqu’au premier des 5 rapports pour éviter de caler. C’est donc plus haut dans les tours que se savoure ce diesel. Les accélérations se veulent alors plus généreuses et la Legacy dévoile son tempérament bien trempé. Car si la Subaru offre un bon agrément de conduite pour une utilisation quotidienne, en haussant le rythme, la vigueur du diesel met en exergue son excellent châssis et l’efficacité de sa transmission intégrale. On apprécie également sa direction précise malgré son léger manque de consistance. Les virages les plus virils peuvent être appréhendés à vive allure, la berline suit la cadence sans roulis et sans perte d’adhérence.
Bon rapport qualité / prix
Avec son style attrayant et ses prestations routières de premier ordre, la Subaru Legacy diesel est une bonne alternative aux berlines familiales conventionnelles et affiche, de surcroît, des tarifs alléchants. Comptez ainsi 29 800 euros pour l’entrée de gamme qui bénéficie tout de même de la transmission 4×4 permanente. Reste que si les performances sont en retrait par rapport aux versions essence, on appréciera sa sobriété en adoptant une conduite raisonnable, qui avoisine les 6,7 l/100 km en cycle mixte. Evidemment, pour ceux qui cherchent à exploiter “à fond” les 150 ch de la japonaise et son châssis dynamique, il faudra passer plus souvent à la pompe.


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